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Nouveauté, parution le 4 septembre 2012: "Le livre noir de l'emprise psycho-spirituelle"
Détournement de méninges.
par le Collectif - CCMM des victimes du psycho-spirituel

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    "Faux souvenirs induits": le désarroi des proches d'une patiente sous "emprise"

Les parents d’une patiente de Marie-Catherine Phanekham, kinésithérapeute jugée pour abus de faiblesse, ont raconté mardi leur désarroi, la perte de tout lien avec leur fille métamorphosée, tombée "sous emprise".

"Depuis 13 ans nous ne voyons plus notre fille", déplore la mère à la barre du tribunal correctionnel de Paris. Après de brillantes études, des postes importants, au début des années 2000, sa fille, prénommée Florence, commence à consulter la thérapeute, dont elle n’avait de cesse de vanter ses qualités. Peu à peu, elle fait le vide autour d’elle, rompt avec ses amis, ses parents. Un jour au restaurant, en plein milieu du repas, "elle s’est mise à hurler", se plaint d’avoir été "privée d’amour", s’en prend à sa famille "épouvantable", critique ses grands-parents, des êtres "méprisables", explique sa mère. "Personne n’avait plus grâce à ses yeux. Elle a fait un esclandre et elle est partie." Elle ira jusqu’à accuser sa mère d’avoir pris part à un réseau pédophile et de l’avoir livrée à des orgies dans une ferme du nord de la France. Elle avait aussi parlé de sacrifices d’enfants, d’avortements forcés, de magie noire, et attribué à sa mère des relations qui lui permettaient de manipuler, sinon la justice, à tout le moins la police et les experts. Comment l’expliquer ? "Je pense qu’elle est tombée dans une parano..." dit la mère en soufflant. Elle espérait, tout en le craignant, revoir sa fille à l’audience. Mais Florence n’est pas venue. Partie civile sans se considérer comme victime, celle-ci est représentée par son avocate. Si elle a retiré quelque 750.000 euros en liquide, issus de la vente de stock-options, elle a assuré qu’elle n’avait pas remis cette somme à sa thérapeute.
- Le but des "charlatans", "c’est l’argent" - "J’ai perdu ma fille, je ne sais plus où elle est", souffle son père. A l’une de ses amies, qu’elle connaissait depuis la sixième, Florence avait envoyé un courriel de rupture car elle serait une "personne moche de l’intérieur". "C’était excessivement brutal", a-t-elle témoigné. Une autre, qui la considérait comme une soeur, avec qui elle passait toutes ses vacances pendant leur enfance raconte s’être retrouvée face à quelqu’un qu’elle ne reconnaissait plus : "Elle m’a dit des choses qui pour moi n’étaient pas elle." Alors que son amie allaitait sa fille, elle reprochait à sa propre mère de ne pas l’avoir fait. "Renseignement pris, sa mère l’a allaitée", ajoute-t-elle. Quand sa grand-mère, "pilier" de la famille, est morte, elle n’était pas là, ajoute-t-elle, des larmes dans la voix. Au coeur de ce procès, les "faux souvenirs induits", de traumatismes prétendument subis pendant l’enfance. Un dénominateur commun chez les plaignantes dans cette affaire. L’une des "techniques de manipulation" que l’on retrouve chez les "thérapeutes déviants", souligne Claude Delpech, présidente de l’association Alerte aux faux souvenirs induits (AFSI). "Au bout de la route, nos enfants ne reviennent jamais tout à fait", quand ils reviennent et sortent de l’emprise, poursuit-elle. Quant au but des "charlatans" contre lesquels elle lutte, "c’est l’argent, uniquement l’argent". La "voix royale" pour "diaboliser l’entourage" d’une personne et l’isoler, a expliqué Jean-Pierre Jougla, spécialiste des sectes. Interrogé par le président qui souligne que les parties civiles dans ce dossier ont un "bagage intellectuel", il met en avant "l’idée fausse", l’"erreur" qui consisterait à penser qu’il faille une "fragilité préexistante" pour tomber sous emprise. Confrontée à la convergence des témoignages à charge, la prévenue a concédé "l’erreur" d’avoir été "trop proche de ces gens". Pourquoi y aurait-il "autant de menteuses et de menteurs" contre elle, demande le président. "Je maintiens ce que j’ai dit", répond Marie-Catherine Phanekham après un silence, "je n’ai rien fait". Le procès se poursuit mercredi.

source :www.larepubliquedespyrenees.fr

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