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    Dax : une psychopraticienne jugée pour abus de faiblesse

Trois de ses anciens clients ont témoigné lundi devant le tribunal de l’abus de faiblesse qu’elle aurait exercé sur eux, dans ses cabinets d’Anglet et Capbreton, ou encore lors de séances de formation.

Pas une seule seconde des six heures qu’ont duré les débats, Élisabeth Saccucci n’a perdu l’image maternelle qui déborde de cette psychopraticienne. Ainsi, ce clin d’œil et ce sourire de réconfort, adressés aux cinq proches venus la soutenir au cours de son audience face au tribunal correctionnel de Dax, terminée à 23 h 30, lundi, sous les lumières blafardes de la salle d’audience.

Combien de « thérapisants », comme les appelle la prévenue, ont fait appel à ses méthodes et ses mots, susceptibles de soigner tous les maux ? Sexagénaire vêtue au long manteau noir lui donnant des airs majestueux face à la justice, elle a ouvert depuis douze ans ses cabinets à Anglet et Capbreton. Alors que ses sites Internet restent actifs,trois de ses anciens clients - devenus membres « du réseau » dans la naïveté de leurs souffrances - ont pu longuement dévoiler leurs thérapies et les méthodes d’Élisabeth Saccucci, dignes de l’abus de faiblesse. D’autres l’appellent encore « maman ».

Maître d’un volumineux dossier constitué par la police judiciaire de Bayonne, Benoît Giraud, le président du tribunal, leur donna ainsi la parole en premier. « Elle m’a fait comprendre que sa thérapie pouvait soigner mon hypertension et le cholestérol pour lequel je suis traité depuis vingt ans. Selon elle, c’était lié à la colère et au manque de joie de vivre qui étaient en moi », dévoila par exemple Christelle.

Séances de groupe et soirées

Des séances individuelles, « avec tarif spécial en cas de règlement en espèces », Christelle était passée aux séances de formation. Elle y avait rencontré deux hommes, prénommés Frédéric. « Je sortais d’un burn out en région parisienne. Quand on s’est retrouvés à une quinzaine dans son local de 25 mètres carrés, cela m’a semblé bizarre. Mais à ce moment-là, je restais convaincue que cela pouvait fonctionner. »

Tout comme lui, le second Frédéric s’était persuadé que ces soirées où il fallait « apporter l’apéro » chez Élisabeth Saccucci lui permettraient de mettre fin à son alcoolisme : « Je me suis retrouvé isolé de ma famille, j’ai failli périr de mon addiction. » Tout juste a-t-il « rigolé jaune » quand sa thérapeute lui a offert en cadeau de Noël « une plaque ‘‘Place Pastaga’’ ».

Dérives sectaires ?

Ces « témoignages éloquents », selon le vice-procureur, ont permis à Julie Gaston de présenter des réquisitions où la question des dérives sectaires affleura. « Le Om tibétain en début de séance, les médailles miraculeuses, les câlins à se faire entre thérapisants, cela ressemble à un grand fourre-tout », souleva-t-elle.

« Le Om tibétain en début de séance, les médailles miraculeuses, les câlins à se faire entre thérapisants, cela ressemble à un grand fourre-tout »,

Élisabeth Saccucci a avoué un problème d’audition, comme pour retarder ses réponses. Elle s’est retranchée derrière « cette méthode apprise comme ça » et son diplôme. Julie Gaston s’est fait plus précise. « Rupture avec l’environnement d’origine », « existence d’atteintes à l’intégrité physique », « discours antisocial » ; quelques-uns des points évoqués par la vice-procureur et sortis de la liste écrite par la Miviludes, l’organisme de lutte contre ses dérives sectaires.

Me Stéphane Guitard, l’avocat de la prévenue, a semblé déçu d’avoir raté son train pour Bordeaux lors de sa demande de relaxe, débutée il est vrai à l’approche de 23 heures. « Malgré leurs souffrances, qui ne sont pas forcément liées à leur psychopraticienne, les sommes demandées ne sont pas justifiées. »

Les trois parties civiles ont demandé un total de 331 125 euros d’indemnisation. Deux d’entre eux ont quitté leurs emplois durant leur thérapie et tous ont vu leur vie se briser un peu plus au contact d’Élisabeth Saccucci, de trois à six ans durant, selon les personnes. Outre cette indemnisation et l’interdiction de rentrer en contact avec ses victimes, le ministère public a requis une peine de sursis de dix-huit mois de prison, assortie d’une mise à l’épreuve de deux ans. La thérapeute au diplôme non-reconnu des pouvoirs publics devrait également ne plus pouvoir exercer suite au délibéré qui sera rendu le 11 mai.

source : par Benjamin Ferret

http://www.sudouest.fr/2015/03/25/rupture-de-reseau-chez-la-psychopraticienne-1869916-3327.php

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