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    Le dernier membre de la secte Aum arrêté 17 ans après l'attentat de Tokyo

TOKYO, 15 juin 2012 (AFP) - Le dernier membre en cavale de la secte Aum a été arrêté vendredi à Tokyo, 17 ans après l’attaque meurtrière au gaz sarin qui avait fait 13 morts et des milliers de blessés dans le métro de la capitale nippone, attentat pour lequel 13 condamnations à mort ont déjà été prononcées.

Katsuya Takahashi, 54 ans, a été interpellé dans un quartier d’ouvriers au sud de la capitale, alors qu’il s’était réfugié dans un "manga café", espace ouvert 24H/24, 365 jours par an, où les clients peuvent passer des heures à feuilleter des revues, regarder des vidéos, surfer sur internet, somnoler et se sustenter.

"Nous avons reçu l’information qu’un homme ressemblant à Katsuya Takahashi se trouvait dans ce manga-café", a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police.

Cheveux bien coiffés, portant chemise blanche et fines lunettes, il a immédiatement confirmé aux policiers venus l’appréhender sa véritable identité, définitivement établie grâce à ses empreintes digitales.

Selon l’agence Jiji, il a expliqué avoir participé aux attentats "sur ordre des hauts responsables" de la secte. "S’agissant de l’objectif, j’ignorais certaines choses", a-t-il dit.

La secte Aum, mélangeant des préceptes bouddhistes et hindouistes sur fond de visions d’apocalypse, a été fondée en 1984 par Shoko Asahara, dont le vrai nom est Chizuo Matsumoto, un maître de yoga à moitié aveugle, qui a attiré jusqu’à 10.000 fidèles.

Le 20 mars 1995, en pleine heure de pointe matinale, des adeptes d’Aum Vérité Suprême déposaient des sacs emplis de gaz sarin dans cinq rames de métro convergeant vers le quartier des ministères.

Percés à la pointe de parapluie, les sacs libéraient le sarin, un gaz plus mortel que le cyanure inventé par les nazis, intoxiquant plus de 6.000 voyageurs pris au piège dans le sous-sol de Tokyo.

Avant cette attaque, considérée comme le pire acte terroriste de l’histoire du pays, la secte avait déjà commis meurtres et enlèvements, fabriqué bombes et armes chimiques, et disséminé du gaz sarin dans la ville de Matsumoto (centre), en juin 1994, faisant huit morts.

Dans les mois qui suivirent l’attentat de Tokyo, dix membres d’Aum soupçonnés d’être impliqués dans sa préparation et son exécution furent arrêtés.

Le gourou Shoko Asahara fut cueilli en mai 1995 dans les environs du Mont Fuji où la secte possédait une usine chimique capable de produire suffisamment de sarin pour tuer des millions de personnes.

Asahara, 57 ans, a écopé de la peine capitale en février 2004 pour avoir conçu l’attentat du métro, celui de Matsumoto et ordonné plusieurs autres meurtres. Ni lui, ni les douze autres membres d’Aum condamnés à mort par pendaison —sur un total de 189 ex-membres poursuivis— n’ont encore été exécutés.

Mais trois membres passèrent à travers les mailles du filet : Makoto Hirata, Katsuya Takahashi, et une femme, Naoko Kikuchi. Pendant 17 ans, changeant d’apparence, vivant sous des fausses identités, ils déjouèrent toutes les polices du pays... jusqu’au 31 décembre 2011.

Ce jour-là, peu avant minuit, Makoto Hirata, 46 ans, se constitua prisonnier dans un commissariat de Tokyo.

Parla-t-il aux policiers ? Le lien entre les deux événements n’est pas officiellement établi, mais Naoko Kikuchi fut repérée et arrêtée cinq mois plus tard, le 3 juin.

La mise en détention à Tokyo de cette femme de 40 ans a permis d’établir qu’elle et Katsuya Takahashi étaient restés jusqu’à très récemment en étroite relation, ce qui a conduit les policiers à marcher dans les pas de Takahashi et à boucler une traque de près de deux décennies.

bur-gab/kap/myl


JAPON-ATTENTAT-SECTE,PREV Le Japon soulagé après l’arrestation des trois derniers fugitifs d’Aum (PAPIER D’ANGLE) 15/06/2012 10:51:23 GMT+02:00 #411618 DVBP 1038 EHB23 (4) AFP (725)

Par Karyn POUPEE

TOKYO, 15 juin 2012 (AFP) - Leur tête était mise à prix depuis 17 ans, les trois derniers fugitifs recherchés de la secte Aum sont désormais entre les mains de la police après trois arrestations opérées en six mois grâce à un heureux concours de circonstances et à une longue persévérance.

Naoko Kikuchi, Makoto Hirata, Katsuya Takasahi : les noms et photos de ces trois ex-membres de l’organisation d’obédience bouddhiste étaient placardés depuis mai 1995 sur les façades de tous les postes de police et commissariats du Japon.

La première avait un grain de beauté caractéristique, le deuxième une pilosité abondante du bas du visage, le troisième des sourcils d’une épaisseur rare.

Une prime de plusieurs millions de yens (dizaines de milliers d’euros) était offerte à toute personne donnant des informations qui conduiraient à l’arrestation de l’un d’entre ces individus, alors que 13 autres ont déjà été condamnés à mort.

La population s’était habituée à ces faciès sur papier défraîchi, n’y prêtait d’ailleurs plus guère attention. Plus les années passaient, plus elle désespérait presque qu’ils fussent un jour retrouvés.

Pourtant, le 31 décembre dernier, un homme s’est présenté aux policiers du quartier de Marunouchi à Tokyo, devant un bâtiment face au palais Impérial : "je m’appelle Makoto Hirata".

Que Hirata, soupçonné d’avoir pris part à un enlèvement suivi de séquestration et meurtre, se rende volontairement fut la surprise du nouvel an pour le policier en faction et tous les Japonais.

L’homme n’en pouvait plus de vivre en cavale. Il avait été protégé par une femme, elle aussi ex-membre de la secte, qui s’est aussi ensuite rendue à la police, bien que n’étant pas sur la liste des personnes traquées.

Ce rebondissement inattendu concluait un très long documentaire de la chaîne publique NHK sur l’évolution de la secte Aum depuis la fin des années 1980 et les préparatifs de l’attentat au gaz sarin perpétré dans le métro de Tokyo en mars 1995.

En trois volets diffusés il y a à peine un mois, l’histoire était recréée à travers images originales et reconstituées montrant le rôle des uns et des autres dans cette terrifiante escalade d’emprise psychologique et de violence, sous la férule du gourou à moitié aveugle Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto).

Par hasard ou voie de conséquences, quelques jours plus tard, était soudainement annoncée l’arrestation de Naoko Kikuchi, 40 ans actuellement, 23 au moment de l’attaque au gaz sarin, en mars 1995.

"Etes-vous Naoko Kikuchi, lui demanda un policier" alors qu’elle rentrait chez elle, sac de courses à la main. "Oui", répondit-elle. Elle avait été repérée quelques heures plus tôt. Elle n’opposa aucune résistance, était soulagée.

Naoko Kikuchi, qui vivait et travaillait sous une fausse identité, est notamment soupçonnée d’avoir participé à la confection du gaz sarin, une substance qui attaque le système nerveux entraînant la mort ou de très graves séquelles.

La terroriste Kikuchi était devenue entre temps une "femme bien", travaillant avec passion dans un établissement de soins, aux dires de ceux qui l’ont côtoyée sans connaître son terrible passé ni avoir fait le rapprochement avec la photo d’autrefois, à laquelle la quadragénaire ne ressemble plus.

C’est vraisemblablement elle qui a fourni les précieuses clefs qui ont permis de loger le troisième, Takahashi, avec lequel elle dit avoir vécu une dizaine d’années.

Les deux ont emprunté le même nom de famille, Sakurai, ont même réussi à se procurer des faux papiers, à ouvrir comptes en banque, le tout via des subterfuges que la police va désormais devoir élucider.

En attendant, c’est grâce à une impressionnante batterie de caméras de surveillance que le dernier fugitif a tour à tour pu être repéré quittant son entreprise, au guichet d’une banque, dans une supérette ou hélant un taxi, à quelques encablures de Tokyo.

"Il n’a guère d’attache que près de la capitale, il est peu probable qu’il ait fui à la campagne", avait indiqué aux policiers Mme Kikuchi.

La mobilisation de 5.000 hommes et la recrudescence des appels lancés par les forces de l’ordre, mettant toute la population en alerte, ont été extrêmement efficaces : un coup de fil vendredi matin en provenance d’un manga-café de Tokyo a finalement permis de cerner Takahashi, qui s’est laissé sagement embarquer devant des hordes de curieux et journalistes.

kap/gab/so


JAPON-ATTENTAT-SECTE Japon : de la création de la secte Aum à l’arrestation du dernier fugitif (CHRONOLOGIE) 15/06/2012 12:09:39 GMT+02:00 #412035 DVBP 1455 EHU49 (4) AFP (537)

TOKYO, 15 juin 2012 (AFP) - L’arrestation vendredi de Katsuya Takahashi a mis fin à une chasse à l’homme de 17 ans consécutive à l’attentat au gaz sarin perpétré par la secte Aum Vérité Suprême dans le métro de Tokyo, une attaque sans précédent qui a tué 13 personnes et blessé des milliers d’autres.

Voici une chronologie des principaux événements depuis la création de l’organisation d’obédience bouddhiste.

- Février 1984 : Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto), un acupuncteur partiellement aveugle condamné pour médecine illégale, fonde une petite secte religieuse à Tokyo.

- Juillet 1987 : Asahara, qui prétend avoir trouvé l’illumination dans l’Himalaya l’année précédente, renomme sa secte Aum Shinrikyo (Aum Vérité suprême). Son siège est à Fujinomiya au centre du Japon, mais elle compte plusieurs bureaux à Tokyo.

- Novembre 1989 : un avocat antisecte, sa femme et son fils en bas âge disparaissent de leur appartement à Yokohama à l’ouest de Tokyo.

- Février 1990 : Asahara et ses disciples briguent en vain les suffrages lors d’élections parlementaires, faisant alors de nombreuses apparitions publiques.

- Juin 1994 : du gaz sarin, substance mortelle inventée par les Nazis, est dispersé en pleine nuit par un camion dans la cité de Matsumoto (centre), tuant huit personnes.

- 20 mars 1995 : des membres de la secte répandent du gaz sarin dans le métro de Tokyo à l’heure de pointe matinale, dans une station où convergent plusieurs lignes, au coeur de la capitale, à proximité des ministères. L’attentat tue 13 personnes et en blesse plus de 6.000.

- Avril 1995 : le scientifique de la secte, Hideo Murai, est mortellement poignardé à l’estomac par un gangster devant les caméras de télévision en face de ses bureaux à Tokyo.

- Mai 1995 : la police arrête Asahara dans une chambre secrète du refuge de la secte dans le village de Kamikuishiki au pied du Mont Fuji.

- Avril 1996 : le procès d’Asahara est ouvert sous 17 chefs d’accusation plus tard réduits à 13.

- Février 2004 : la cour de Tokyo condamne Asahara à la peine capitale. Il fait appel.

- Septembre 2006 : la Cour suprême rejette un appel spécial, la condamnation à mort d’Asahara est confirmée.

- Novembre 2011 : la cour suprême entérine la sanction de peine capitale infligée à un nommé Seiichi Endo, faisant de lui le treizième membre de la secte à rejoindre les couloirs de la mort pour participation aux attaques mortelles. Il s’agissait de la 189e personne poursuivie dans le cadre de cet attentat. Trois individus, qui ont échappé aux vagues d’arrestations, sont toujours en cavale : Makoto Hirata, Naoko Kikuchi et Katsuya Takahashi.

- 31 décembre 2011 : Makoto Hirata se rend à la police de son propre-chef. Il est arrêté sur-le-champ, une fois son identité confirmée.

- 3 juin 2012 : la police arrête Naoko Kikuchi, dénoncée. Les forces de l’ordre accentuent leurs recherches pour loger Takahashi, le dernier fugitif dont la trace est retrouvée à proximité de Tokyo.

- 15 juin 2012 : Katsuya Takahashi est repéré dans un quartier sud de la capitale, arrêté dans les minutes suivantes, une action qui met fin à une chasse à l’homme de plus que 17 années.

Les 13 condamnés à la pendaison sont toujours en attente d’exécution.

SOURCE / AFP (591) Par Gaël BRANCHEREAU

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